L’intergénérationnel qu’est ce que c’est ?

Moments partagés entre un jeune et une sénior

Tous les soirs, après l’école, Guillaume rejoint le pensionnat avec ses camarades, au sein de l’Espace Saint Julien. Sitôt rentré, direction l’étude puis, selon le jour, il se rend aux différentes activités prévues dans le cadre du projet pédagogique de l’institution. Ce mercredi, Guillaume se rend à la résidence sénior. Il va retrouver Juliette, âgée de 76 ans. Avec elle, il va passer une heure à raconter sa journée, à lui lire le journal, à échanger avec son aînée… Certains soirs, quand il fait beau dehors, Guillaume l’emmène se promener au parc, ou bien à la chapelle pour un temps de méditation. Il a même appris à jouer aux échecs avec Juliette et d’autres habitants de la résidence ! La régularité et la profondeur de ces rencontres font un bien fou à Juliette qui les attend à chaque fois avec impatience. Ce temps gratuit lui donne le sentiment d’être encore utile. Quant à Guillaume, ces moments partagés donnent du sens à son année scolaire et lui fait même envisager de s’engager plus à fond, plus tard, quand il devra s’orienter professionnellement. Pourquoi pas en travaillant à rendre toujours plus heureuse la vie d’autres Juliette ?

 

Une jeune donne des cours de soutien à un enfant de l’accueil périscolaire 

Baptiste est en CE1. Ses deux parents travaillant tard chaque jour, ces derniers l’ont inscrit au « patro » Don Bosco. Il est pris en charge, avec d’autres camarades, dès la sortie de l’école, puis emmené à Saint Julien où il retrouve d’autres enfants de 5 à 12 ans. Baptiste aime bien venir ici après l’école, et même parfois le samedi quand il s’ennuie chez lui. A Saint Julien, il s’est fait de nouveaux amis qui viennent d’horizons divers, ils jouent, bricolent, dessinent… Il y a aussi des temps plus calmes avec du caté ou du soutien scolaire. Et la nouveauté pour ces enfants, c’est qu’ils sont pris en charge par des collégiens et des lycéens, certains eux-mêmes anciens du « patro », d’autres venant de l’internat. Une belle école de responsabilisation pour ces grands jeunes ! Et puis parfois aussi, ce sont des personnes âgées qui descendent de la résidence sénior pour venir jouer avec les enfants, raconter des histoires aux plus jeunes ou tout simplement pour entendre leurs rires contagieux.

 

Une personne en difficulté sociale qui vient au café solidaire

Au café solidaire de l’Espace Saint Julien, on y trouve ceux qui viennent par hasard pour y faire une pause-café ou manger un croque-monsieur sur le temps du déjeuner. On y trouve aussi des résidents de l’Espace Saint Julien, heureux de venir s’offrir un verre de temps à autre et de discuter avec les autres clients. Mais le café Saint Julien, c’est également un lieu de soutien reconnu au cœur de la ville de Laval pour les personnes en situation de difficulté sociale ou professionnelle. C’est un lieu où se côtoient jeunes et moins jeunes et où l’ouverture aux autres, plus spécialement aux personnes en difficulté, fait partie de son ADN. Ainsi, 2 après-midi par mois, des cadres des entreprises du département viennent aider des personnes en recherche d’emploi dans leurs démarches. De temps à autres, des jeunes de l’internat viennent également pour simplement discuter avec une personne seule ou organiser une partie de jeux de société qui permet de créer du lien entre tous ces gens. Chacun, en fonction de ses compétences ou de ses dons, va apporter son aide à l’autre. Ou quand la vulnérabilité devient relative du moment que l’on met en valeur les talents de chacun et que la bienveillance devient une règle de vie…

 

Partage d’activités manuelles entre jeunes et personnes âgées

Une fois par mois, les bénéficiaires de l’Espace Saint Julien ont la possibilité de participer à un « conseil de maison ». L’objectif : rendre acteurs de la vie de la maison ses habitants eux-mêmes. Propositions d’aménagements, idées de projets, … Chacun peut ainsi mettre au service de la maison ses talents, ses compétences. Il n’est ainsi pas rare de voir un petit groupe de bénéficiaires, jeunes et moins jeunes, un pinceau à la main, décorer une pièce, ou encore s’occuper d’un petit potager au fond du parc, avec l’aide de bénévoles venus de l’extérieur. Cette vie commune permet de créer un environnement épanouissant pour chacun, au-delà de ses propres fragilités ou différences sociales. Se mettre au service les uns des autres, c’est une façon de dire au monde : n’ayez pas peur de la différence ou de la vulnérabilité. Nous avons tous à nous apporter les uns les autres pour rendre le monde un peu meilleur que nous l’avons trouvé.