Charlotte, l'instit de la Cabane

Charlotte est professeur des écoles. C'est donc tout naturellement qu'elle s'est engagée dans le projet de l'accueil périscolaire de l'Espace Saint-Julien, il y a plus de cinq ans. Un pôle qui existe déjà à Laval, et qui va pouvoir s'agrandir et se structurer en déménageant au sein de la maison intergénérationnelle d'ici un an. Rencontre avec celle qui vient de signer les statuts de la future "Cabane". 

Comment avez-vous rejoint le projet Saint-Julien ?

Il y a plus de cinq ans j'ai rejoint l'équipe de bénévoles alors que le projet en était encore à ses prémices. J'étais heureuse de m'engager dans cette aventure, de donner du temps pour les autres. A l'époque, ce qui m'a motivée, c'est le fait de pouvoir mettre des compétences professionnelles au service de l'associatif, de travailler avec des amis sur un projet à créer intégralement et de donner du sens à ce que je faisais. Œuvrer pour le bien commun me ravit et y mettre de la spiritualité me fait grandir. Par mon métier, je connaissais les besoins importants de solutions à trouver pour le périscolaire. Réfléchir sur ce sujet avec une dimension intergénérationnelle a très vite fait écho en moi, y voyant déjà les bénéfices tant pour les enfants accueillis que pour les futurs habitants de l'Espace Saint-Julien, jeunes et moins jeunes.

L'aventure n'a pas été évidente toutes ces années avec un projet aussi important, je dois avouer que parfois j'ai eu envie de quitter le navire, mais grâce à la complicité, la simplicité de dialogue, la bienveillance que nous avons les uns pour les autres, nous réussissons à nous remotiver à chaque fois. C'est une grande famille aujourd'hui et c'est avec joie que j'en fais partie. Une famille qui s'agrandit au fur et à mesure que le projet se concrétise, avec des besoins de plus en plus importants. Au début nous étions quatre ou cinq bénévoles, aujourd'hui nous sommes plus de 30, sans compter nos conjoints et les enfants qui, indirectement, font aussi partie du projet en nous permettant d'y passer parfois beaucoup de temps.

Où en est le futur pôle La Cabane à ce jour ?

Nous avons signé les statuts pour la création de l'association il y a quelques jours. C'est une grande et belle étape ! Et le début officiel de l'aventure. Notre future directrice est en cours de formation, elle aura les qualifications nécessaires pour pouvoir diriger la structure à son ouverture en septembre 2022. Nous aurons également besoin de bénévoles pour aider au fonctionnement.

Qu’est-ce que cette aventure bénévole vous apporte ?

Le bénévolat est une aventure qui me fait grandir chaque jour. C'est en donnant que je m'épanouis. Voir le fruit d'un travail commun avancer est réjouissant. Cette expérience m'aide à travailler des points plus personnels : savoir rester bienveillant même quand on n'est pas d'accord avec une décision, être toujours plus persévérante, patiente, humble. Je le dis souvent, on croit que c'est dur de donner autant, mais en réalité on reçoit tellement que c'est super motivant !

Quels sont vos rêves pour les enfants de la Cabane ?

Ils sont nombreux ! Celui qui nous tient le plus à cœur est que tous les enfants accueillis se sentent bien en arrivant à La Cabane et qu'ils aient envie d'y passer du temps. L'accueil accordé aux parents est un autre aspect très important pour nous, qu'ils puissent, eux aussi, trouver un lieu de paix, de partage, de confiance.
Un autre rêve est de pouvoir accueillir à capacité maximale les enfants tous les soirs, le mercredi et pourquoi pas le samedi. Et pourquoi pas aussi, un jour, de pouvoir les emmener camper pour leur permettre de vivre une aventure humaine, joyeuse et formatrice en dehors du cadre familial.
Enfin, un dernier point qui nous tient à cœur à Saint-Julien, nous souhaitons accueillir des enfants de tous horizons, et aider, accompagner des familles qui en auraient besoin.